pomodoroC’est arrivé brutalement, en quelques semaines : aujourd’hui le maïs fourrage vaut quatre fois plus que les tomates en production sous contrats. 

Le prix du maïs fourrage a atteint 400 €/t, et avec l’entrée de la Russie en Ukraine, les 670 producteurs italiens de tomates ont changé de monde économique, et l’inquiétude grandit avec la menace d’une rareté céréalière. Certains industriels du jambons de Parme appellent des producteurs pour leur demander de semer du maïs ce printemps-ci pour assurer l’engraissement des porcs, en leur promettant des primes élevées.

Les producteurs de tomates ne savent pas encore quels prix ils toucheront pour la récolte de l’été 2022. En huit rencontres entre organisations agricoles et de l'industrie de transformation des tomates, aucun accord n’a été trouvé.
La nervosité est grande chez les industriels avec l’explosion des prix des tomates en production, et en plus une sécheresse peu habituelle au Nord du pays, qui mettent les industriels massivement sous pression.

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genome editingChez nos voisins directs britanniques et suisses, la libéralisation des règles applicables à cette technique avance, et les règles applicables aux OGM ne seront bientôt plus la norme. D’autres Etats dans le monde, sont depuis longtemps beaucoup plus avancé que nous.

La Grande-Bretagne s’est engagée dans la voie de libéralisation de ces règles. Dans un premier temps, le Parlement britannique a décidé de libérer les essais extérieurs de plantes « éditées » de la lourde et couteuse procédure d’autorisation qui était en vigueur. Maintenant, une simple déclaration suffit. De nouvelles règles pour la culture de plantes éditées sont annoncées. Le gouvernement britannique veut ainsi soutenir la recherche et le développement de cultures nécessitant moins d’engrais et de pesticides, et qui sont plus résistantes aux conditions climatiques difficiles et au changement du climat.

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ozdemir denormandieLe ministre allemand (et Vert) de l’agriculture Cem Özdemir a, le 28 mars dernier, rendu visite à Paris au ministre français Julien Denormandie.

Première remarque : il a fallu attendre près de 100 jours après son entrée en fonction pour que le ministre allemand accomplisse cette visite protocolaire de prise de fonction. On fait plus empressé… On ne se fâchera pas pour autant, et le coronavirus a bon dos : il sert d’excuse encore cette fois.

La France et l’Allemagne sont deux poids lourds dans le Conseil européen des ministres de l’agriculture et veulent évidemment surtout mettre en lumière leurs accords en politique agricole, et mettre une sourdine à leurs divergences.

La guerre d’Ukraine et ses conséquences pour le secteur agricole étaient au centre de leurs entretiens, ainsi que l’aide à apporter au gouvernement de Kiev pour assurer l’approvisionnement de sa population. Là-dessus, on est à peu près d’accord. Pour ce qui est de l’agenda Farm to Fork, c’est par contre moins évident et des clivages apparaissent.

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lechtschenkoOn vient d’apprendre que Roman Leschtschenko, le ministre ukrainien de l’agriculture, a démissionné de son poste.

On ne connait pas encore les circonstances ni les raisons de ce départ.

Le dernier geste du ministre aura été de solliciter l’UE pour livrer des herbicides et des fongicides à l’Ukraine, indispensables pour les travaux agricoles de printemps.

Il reste encore des stocks réduits d’engrais, de semences, et de carburants, mais les produits de traitements manquent.

L’industrie ukrainienne fournit encore des engrais à prix coutants. Mais les troupes russes, en avançant,  détruisent les silos de manière ciblée, pour déstabiliser les marchés. 

Dans les territoires occupés par les Russes, les élevages ne sont plus possibles car les animaux sont abattus.

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François Landrieu

Fondateur de Socopag

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